Avec leur mélange envoûtant d’électronique, d’art-pop, d’afropop, de saudade et de latin alternatif, Ão s’est imposé comme l’un des groupes les plus passionnants de la scène musicale belge. Le quatuor est devenu une voix singulière et audacieuse, échappant à toute étiquette de genre, à l’image d’artistes tels que Stromae, Rosalía ou C. Tangana.
Brenda Corijn, nourrie par ses racines mozambicaines et portugaises, chante en portugais et en anglais. Sa voix chaleureuse se mêle aux sonorités méridionales de la guitare de Siebe Chau, aux textures électroniques foisonnantes de Jolan Decaestecker et aux percussions éclectiques de Bert Peyffers. Sur scène, Ão offre une expérience immersive qui captive les publics à travers toute l’Europe. Leur univers sonore dynamique, oscillant entre mélodies fragiles et rythmes dansants, vous plonge dans un monde hypnotique où l’on ne sait jamais vraiment d’où vient chaque influence.
Le 13 février 2026 paraîtra leur nouvel album, Malandra. Chacun des morceaux du disque se voit attribuer un visage : un personnage qui occupe le premier rôle dans l’univers visuel de l’album et de ses clips. Treize chansons qui ont peu à peu pris forme comme autant de personnages au fil des années, voyageant avec le groupe. On y découvre Orgulho, empreint de fierté et de mélancolie. L’incertitude exaltante de Talvez. Cinza, qui dépeint avec lucidité la souffrance dans un paysage de cendres. Ou encore Cada Vez, qui s’éloigne sans cesse au rythme capricieux d’une milonga. Sans oublier les beats insomniaques et extatiques de Aren’t You Tired et la fidèle Volta, qui vous invite patiemment à revenir. L’album s’ouvre sur les « tambours du jugement » de Me Condena, où la malandra se met elle-même en accusation : « Condamne-moi », une invitation adressée à chacun de parcourir l’album à ses côtés.
Malandra est né en mouvement, entre les tournées, les pays et les différentes versions de soi-même. Chez Ão, le processus créatif n’a jamais rien de linéaire. Les chansons émergent d’accords oubliés, de jams enfouies, de fragments de texte, d’accidents heureux ou encore de séquences filmées à l’iPhone. Le groupe poursuit inlassablement sa quête de nouvelles sonorités, donnant naissance à une production riche et à l’intégration d’instruments tels que le charango, le bandonéon, le tiple, les cuivres, les synthétiseurs ou encore la cuíca. La sérendipité et l’impact émotionnel restent au cœur de leur démarche et, à l’image de la Malandra, le groupe demeure fidèle à lui-même. Avec Malandra, Ão signe une ode à la complexité, à la multiplicité et à la quête sous toutes ses formes. Une ode à la honte et à l’éclat, au chaos et à la sérénité, à l’amour et à l’évasion.