Rechten van de natuur?
Les droits de la nature?
- e.c.a. MO*Magazine
- e.c.a. 11.11.11
- e.c.a. Broederlijk Delen
- e.c.a. Oxfam
Rechten van de natuur?
Les droits de la nature?
- e.c.a. MO*Magazine
- e.c.a. 11.11.11
- e.c.a. Broederlijk Delen
- e.c.a. Oxfam
Comment protéger les écosystèmes contre la pollution et la destruction? Peut-être en accordant une personnalité juridique aux rivières ou aux forêts, ainsi qu'à tout ce qui y vit? Ainsi, la nature se verrait dotée de droits et ne serait plus une propriété de l'homme, dont le propriétaire peut disposer à sa guise.
Les droits de la nature sont en plein essor. À l'origine, le concept de la nature en tant que personne fait partie du savoir indigène, comme en Abya Yala (Amérique). Pour les communautés Indigènes de Colombie et du Pérou, entre autres, l'homme n'est pas le maître de la nature, mais en fait partie intégrante. Cette conception existe également en Asie et chez les Samis en Europe: l’homme est nature, la nature est homme, et les deux sont sur un pied d’égalité.
Dans cette optique, la question se pose: pourquoi seuls les humains auraient-ils le droit à la vie? La nature n’a-t-elle donc pas le droit d’exister et de s’épanouir? Et si les entreprises peuvent avoir des droits, pourquoi pas les rivières et les forêts?
Mais comment traduire les conceptions indigènes de la nature en une construction juridique au service de la préservation de l'environnement? Quels sont les avantages et qu'est-ce qui se perd dans cette traduction vers un système juridique – d'origine occidentale?
Ce ne sont pas là des questions farfelues, mais une réalité qui prend de l'ampleur. En 2008, l'Équateur a même inscrit les droits de la nature dans sa Constitution. Sous la pression des mouvements populaires de défense de l'environnement, d'autres pays, régions et villes ont emboîté le pas en accordant la personnalité juridique aux rivières et autres écosystèmes. Depuis 2022, par exemple, la lagune de Mar Menor en Espagne est la première réserve naturelle d'Europe à disposer de ses propres droits.
Le 16 juin, avec Grenzeloos, nous examinerons de près ces initiatives inspirantes et ces questions complexes avec Lieselotte Viaene, anthropologue du droit et de l’environnement au RIFS de Potsdam (Allemagne) et à l’université de Gand, Thomas Craenen de Broederlijk Delen et l’artiste décoloniale et militante écologiste bolivienne-néerlandaise Chihiro Geuzebroek.
Philsan Omar Osman animera cette discussion.
Nous ouvrirons la soirée avec le court métrage documentaire issu du projet RIVERS de Lieselotte Viaene, Aty Seikuinduwa: Judge Between Worlds (Colombie, espagnol/arhuaco, sous-titres en anglais).
Nous clôturerons la soirée par une performance musicale de Chihiro Geuzenbroek.
Ce programme est une initiative de Grenzeloos, une collaboration entre 11.11.11, Oxfam, Broederlijk Delen, MO*Magazine et Spreken Is Goud de De Roma. Sous la bannière Grenzeloos, ces partenaires organisent ensemble diverses activités axées sur la solidarité et la justice internationale.
Avec le soutien de la Ville d'Anvers.