Le spectre du « woke » : le rôle des médias

Wetenschap Centraal

Amor - assis
> Archive
Horaire
19:15 portes ouvertes
20:00 début du programme
21:30 fin du programme

Le spectre du « woke » : le rôle des médias

Wetenschap Centraal

Depuis 2021, le terme ‘woke’ fait partie intégrante du débat public en Flandre. Mais que signifie réellement ce terme ? Qui l'a introduit ? Et pourquoi ? 

Des recherches menées à UAntwerpen (Université d'Anvers) révèlent que ce sont principalement les voix ‘anti-woke’ qui érigent le terme ‘woke’ en ennemi imaginaire. ‘Woke’ devient alors un terme générique dans lequel l'antiracisme, la diversité des genres, le féminisme, la politique identitaire, la politique progressiste et le politiquement correct sont mis dans le même sac. Il s'agit donc d'une boîte vide qui sert principalement à susciter la peur: la menace de ‘woke’ est omniprésente. 

Bien que les journalistes adoptent une position plus neutre, cette même étude montre que la presse contribue à répandre le discours ‘anti-woke’, en capitalisant sur les voix qui créent délibérément ce spectre.

Qu’il ne s'agisse pas d'un débat innocent, est aussi démontré par Kifkif qui, avec Sankaa et Hand in Hand tegen Racisme, a étudié la haine en ligne comme une arme pour faire taire les voix progressistes, en particulier celles des femmes et des personnes non binaires de couleur.

En collaboration avec le Café Science de l’UAntwerpen, Spreken is Goud invite les chercheurs Alexander Dhoest et Steve Paulussen, ainsi que Nina Henkens de Kifkif. 

Dans cette édition de Wetenschap Centraal, Jihad Van Puymbroeck s'entretient avec ces experts sur la manière dont la controverse ‘woke’ a pris de l'ampleur en Flandre, sur la manière dont ce discours ‘nous/eux’ alimente la polarisation et sur la responsabilité des médias à cet égard.